« Les Acadiens du Nouveau-Brunswick aiment célébrer le fait français! »

Il y a peu de temps, je vous présentais sur ce blogue le travail des coordonnateurs des provinces et territoires pour les Rendez-vous de la Francophonie (RVF). Nous voilà rendus au départ d’un long voyage qui nous mènera à travers le pays où je rencontrerai chacun des coordonnateurs qui nous parleront des particularités de leur communauté francophone. Vous verrez que les richesses de la langue française se partagent avec une passion commune, des accents distinctifs et des couleurs originales. Attachez-vous, on part!

[caption id="attachment_272" align="aligncenter" width="285" caption="©Yvon Cormier (Photos rapides)"][/caption]

Notre voyage débute au Nouveau-Brunswick, terre d’accueil de bon nombre d’Acadiens. Ce peuple, doté d’une vive histoire, partage sa fierté et ses racines à en décrocher les étoiles qui se retrouvent même sur leur drapeau. Seule province canadienne officiellement bilingue, le Nouveau-Brunswick compte environ 33 % de Francophones.

Je me suis entretenu avec Madeleine Blanchard, coordonnatrice provinciale des RVF pour le Nouveau-Brunswick.

Qu’est-ce qui caractérise les Acadiens du Nouveau-Brunswick?

« Nous avons notre propre histoire, nos propres symboles et nos propres institutions, dit-elle. Nous avons notre fête nationale le 15 août. Tout ça crée une fierté. C’est sûr que c’est encore un combat pour la langue française. Il ne faut pas croire que tout est gagné. Ça se fait ici au quotidien. Il y a des régions plus francophones que d’autres. La réalité du nord-est de la province dans la Péninsule acadienne, par exemple, n’est pas la même que dans le sud-est où nous sommes en minorité, mais où nous avons quand même une grande présence même si nous devons nous battre pour nos droits linguistiques qui sont toujours d’actualité. »

[caption id="attachment_273" align="aligncenter" width="285" caption="© www.doloresbreau.com"][/caption]

Comment cohabitent les différentes cultures de la province?

Le statut de province bilingue distingue le Nouveau-Brunswick de toutes les autres provinces canadiennes. Par contre, est-ce que ce statut permet à lui seul la sauvegarde de la langue et des droits qui s’y rattachent? « Ce n’est pas parce qu’on est une province bilingue que tout le monde parle les deux langues, précise Madeleine Blanchard. Ça fait longtemps que la province est bilingue et il y a eu une importante révolution des droits linguistiques depuis. On a fait beaucoup de chemin, mais il faut encore continuer.

Dans le fond, nous avons les mêmes préoccupations que les Québécois et les autres Francophones de partout en Amérique du Nord : conserver notre langue, pouvoir vivre en français, nous assurer que nos enfants vont toujours pouvoir aller à l’école en français, travailler dans leur langue, avoir accès à la culture en français ou se faire servir en français à l’hôpital. »

[caption id="attachment_276" align="aligncenter" width="225" caption="© www.doloresbreau.com"][/caption]

Quelles activités peut-on inscrire aux RVF?

« Par les années passées, nous avons eu des spectacles de musique, des films de l’ONF, des débats, des concours, des rencontres et des expositions, énumère la coordonnatrice. C’est assez varié! La communauté culturelle francophone du Nouveau-Brunswick est très active donc les liens se font facilement. Les Acadiens aiment célébrer le fait français! »

Les personnes du Nouveau-Brunswick intéressées à inscrire une activité dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie 2012 peuvent le faire en communiquant directement avec Madeleine Blanchard par courriel (madoblan@nbnet.nb.ca) ou en se rendant directement sur le site Internet des RVF.

Philippe Daoust