Les jeunes anglophones appelés à s’épanouir en français

C’est bien connu : le bilinguisme ouvre des portes sur le plan personnel et professionnel. Il est clair que la maîtrise de deux langues permet de s’épanouir dans la vie de tous les jours et au travail. Pour Justin Morrow, fondateur et directeur général de l’association Canadian Youth for French (CYF), les jeunes anglophones du pays ont tout intérêt à apprendre le français et il existe une foule d’outils et de programmes pour les guider.

C’est à la fin de ses études à l’Université Laval, au Québec, que Justin Morrow, originaire de Shedden en Ontario, a décidé de fonder cet organisme dont la mission est d’augmenter le nombre de Canadiens bilingues tout en inspirant une plus grande appréciation pour le français au Canada anglais. « En réfléchissant à la chance que j’ai eue d’apprendre le français, je me sentais un peu obligé de partager mes expériences avec d’autres jeunes pour leur ouvrir les yeux et leur offrir de belles expériences dans la vie », raconte-t-il.

Autre vie!

Aujourd’hui bilingue, il estime que la maîtrise de la langue française est un atout indispensable au quotidien. « Ma vie a complètement changé grâce au français, avoue-t-il. Je ne suis pas du tout le même gars. Je suis complètement changé et c’est pour le mieux. Je n’avais pas beaucoup de confiance en moi avant d’apprendre le français et tout d’un coup je suis confiant. Je sens que je peux faire n’importe quoi dans la vie. Et socialement, je peux parler à n’importe qui, n’importe quand et de n’importe quoi. »

De plus, l’apprentissage du français en milieu d’immersion amène d’autres découvertes. « En ayant appris le français dans un milieu où j’étais en minorité, je suis devenu empathique envers tous les immigrants qui viennent au Canada, dit-il. Je vois maintenant les choses différemment. »

Longue vie!

Afin de mieux diriger les jeunes anglophones vers les ressources disponibles pour leur permettre d’apprendre le français, l’organisme CYF travaille en étroite collaboration avec les institutions d’enseignement et les programmes d’échange ou de mentorat. Selon Justin Morrow, le nombre de jeunes anglophones motivés à apprendre le français est plus important que l’on pense. « Il y a beaucoup de jeunes qui veulent apprendre le français, mais ils ne savent pas où aller, quoi faire ou comment le faire, même si c’est très possible. »

La mission de Canadian Youth for French en est seulement à sa troisième année d’existence. Pour en apprendre davantage sur l’organisme, visitez son site Internet ou consultez la vidéo promotionnelle. On ne peut que souhaiter longue vie à cet organisme dont l’objectif se marie parfaitement au thème des Rendez-vous de la Francophonie 2012 : « S’enrichir pour bâtir ».

Philippe Daoust