Pourquoi apprendre le français?

Ceux et celles qui, comme moi, ont le français comme langue maternelle savent qu’il n’est pas toujours facile de la maîtriser parfaitement. Le français est une langue complexe et il faut y mettre des efforts pour la parler et l’écrire correctement. Alors, qu’est-ce qui pousse les allophones à choisir le français comme langue seconde? Sont-ils tous masochistes à ce point?

En naviguant sur le Web, j’ai fait un face-à-face avec un étudiant Américain qui nous explique ses motivations qui l’ont mené à apprendre la langue française. Dans sa vidéo diffusée sur YouTube, Alex King nous dit pourquoi il a choisi d’apprendre le français et comment il en est arrivé à pouvoir le parler.

J’ai trouvé son exposé très intéressant parce qu’il réussit à transmettre son affection pour la langue française. De plus, malgré ses erreurs pardonnables, il faisait des efforts évidents pour construire ses phrases et diffuser son message pour se faire comprendre.

Selon lui, c’est l’exotisme de la langue française aux États-Unis qui l’a d’abord attiré. Contrairement à la majorité de ses collègues du collège qui ont choisi d’apprendre l’espagnol, il a décidé de s’attaquer à la langue française, d’une part, pour être différent, et d’autre part, pour attiser son intérêt envers la France. Il aurait peut-être dû regarder au nord pour s’apercevoir que des millions de ses voisins du Canada vivent également en français.

Son témoignage est encourageant puisqu’il démontre que la Francophonie peut faire son chemin même en plein cœur de l’Amérique anglophone.

Balancier

En suivant le lien partagé sur son compte YouTube, j’ai fait la découverte de son blogue dans lequel il écrit, en français, quelques significations d’expressions tirées de l’argot américain. C’est en quelque sorte un retour du balancier pour ce jeune homme qui est attiré par la langue française et qui désire renseigner les Francophones sur sa propre culture.

L’échange entre les cultures est toujours séduisant. Il permet d’élargir nos horizons. Au pays, on le sait, la cohabitation entre les Francophones et les Anglophones favorise le partage de cultures. Il est bon de savoir que ces échanges peuvent également se faire à l’échelle internationale. Le témoignage de cet Américain en est un exemple inspirant.

Philippe Daoust