300 années de présence acadienne sur l’Île-du-Prince-Édouard : célébrations et festivités seront à l’horaire!

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À moins de connaître une personne excessivement âgée, il est impossible d’entendre un témoignage de 1720. Toutefois, les traces laissées par les gens de cette époque permettent aujourd’hui de souligner en grand le 300e anniversaire d’une population toujours présente sur une île bien connu de l’Est canadien.

Célébrer les Acadiens et les francophones de l’île

L’année 2020 se déroulera sous le signe des festivités sur l’Île-du-Prince-Édouard, puisqu’il y a 300 ans arrivaient les premiers Acadiens. Après toutes ces années, on estime que 25 % des Prince-Édouardiens de naissance ont des racines acadiennes. Avec pour titre Acadie 300, on y réunira autant les Acadiens que les francophones et anglophones tout au long de 2020 afin de célébrer cette fierté à travers le temps. Pour l’occasion, trois ambassadeurs ont été nommés par le premier ministre Dennis King.

Lennie Gallant, auteur-compositeur-interprète, Patricia Richard, conjointe de ce dernier et musicienne, puis la lieutenante-gouverneure Antoinette Perry occuperont ce rôle pour souligner cet anniversaire. Le choix de ces trois ambassadeurs ne s’est pas fait au hasard, sachant notamment que le premier est descendant de l’une des plus vieilles familles de la province.

300 ans d’histoires

Lorsque nous retournons 300 ans dans le passé, le profil de l’Île-du-Prince-Édouard était loin de ressembler à ce que l’on connait aujourd’hui, et ce en débutant par le nom.  À l’époque, ce territoire était plutôt nommé Isle Saint-Jean et avait été octroyé à une compagnie de la France. Le comte Saint-Pierre, alors responsable de ce lieu, a eu comme devoir d’y aménager plusieurs colons chaque année pour ainsi en faire une colonie insulaire. Parmi ces nouveaux arrivants, plusieurs étaient des Acadiens.

Toutefois, la compagnie française n’a pas survécu et plusieurs colons ont quitté l’île pour s’établir ailleurs. Des familles acadiennes, arrivées plus récemment, ont quant à elles choisi de rester et d’y faire leur vie. Des années plus tard, des Acadiens de la Nouvelle-Écosse ont fui leur province avec l’arrivée des Anglais qui s’installaient massivement. Le même sort s’est abattu sur cette île alors qu’en 1758, les Anglais ont procédé encore une fois à la déportation des Acadiens. Plusieurs ont trouvé la mort dans le naufrage de certains navires, alors que d’autres se sont réfugiés dans des camps au Nouveau-Brunswick. Quelques centaines d’Acadiens ont pu éviter la Déportation et ont été joints, plus tard, par ceux qui ont choisi de revenir vivre sur l’Isle Saint-Jean devenue l’Île-du-Prince-Édouard.

Nombreux Acadiens y vivent encore dont des descendants de la première famille acadienne à s’y être installé. Les Haché-Gallant ont, sans le savoir, permis de conserver la richesse de leurs origines sur l’île et partout au pays. Selon l’historien Georges Arsenault, tous les Gallant et les Haché du Canada seraient des descendants de Michel Haché-Gallant et Anne Cormier.

Encore plus de festivités pour 2020

Les Prince-Édouardiens n’auront eu qu’un court moment pour reprendre leur souffle de festivités alors que le Congrès mondial acadien avait eu lieu sur ces terres à l’été 2019. Le cœur aux célébrations, cela n’empêchera pas la tenue de plusieurs activités qui seront dévoilées prochainement. Chose certaine, si vous désirez voyager au Canada lors de l’été 2020, l’Île-du-Prince-Édouard sera une destination à priser pour vivre cette occasion unique de festivités avec les Acadiens et francophones!

Plus d’information sur https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1645047/ipe-300-acadie-celebrations-mars-2020

 

Vanessa Lisabelle, blogueuse