Le jour où j’ai découvert la Francophonie canadienne

Quoi de mieux que célébrer le printemps et la francophonie le même jour ? En plus, je ne sais pas pour vous, mais de mon côté le soleil vole la vedette en cette belle journée de célébrations. Pour ce billet de blogue, j’avais envie d’y aller d’une note plus personnelle.

Il y a 5 ans, mes connaissances quant à la Francophonie internationale étaient plutôt moindres. Vivant au Québec, je me doutais bien qu’il y avait des francophones à l’extérieur de la province, comme au Nouveau-Brunswick et en Ontario pour y être déjà allé lorsque j’étais jeune, mais sans plus. Je vivais malheureusement dans ma bulle, dans ma réalité qui est tout autre ailleurs. Si je mentionne malheureusement, c’est que j’aurais aimé réaliser plus tôt ce qui se fait sur le plan francophone ailleurs au pays. Les défis auxquels ces communautés font face, les choses qu’elles ont mises en place, qu’elles ont accès, qu’elles peuvent faire dans la langue de leur choix. Le malheureusement est donc devenu un heureusement grâce à un emploi qui m’a permis de prendre contact avec des milieux francophones d’un bout à l’autre du Canada. Que ce soit à Victoria en Colombie-Britannique, à Falher en Albert, Saint-Boniface à Winnipeg, Penetanguishene en Ontario, ou à St-John à Terre-Neuve-et-Labrador. J’ai également eu l’occasion d’aller à la rencontre de ces gens en personne dans leur ville pour en connaître davantage.

Cette expérience m’a ouvert les yeux sur ce qu’est la Francophonie dans toutes ses formes. Toute sa beauté, qu’elle soit dans un milieu minoritaire ou majoritaire. J’ai rencontré des personnes dont le français n’est pas leur langue première, mais qui sont prêtes à faire l’effort de l’apprendre, même si ce n’est que par bribes. Faut l’avouer, la langue de Molière n’est pas des plus simple !

Au Canada, nous avons la chance d’avoir deux langues officielles. Ce n’est pas le cas de tous les pays, mais nous pouvons penser au continent africain qui certains pays partagent le Swahili avec l’Anglais, ou d’autres avec le Zoulou, Xhosa, Afrikaans, etc. D’avoir plusieurs langues officielles est un rappel, en mon sens, que l’une ne doit pas éclipser l’autre. C’est un travail que tous nous devons faire pour y parvenir. Évidemment l’anglais risque fort de demeurer majoritaire, mais il ne faut pas pour autant en sacrifier le français, et encore moins accuser les locuteurs anglophones. Au Canada, je nous imagine vivre dans une dualité linguistique qui nous permettra de vivre dans la langue de son choix et de bénéficier des services fédéraux dans la langue officielle de son choix.

Je vous souhaite à tous une magnifique Journée internationale de la Francophonie !

Vanessa Lisabelle, blogueuse

Image: Volodymyr Hryshchenko on Unsplash